« Les belles choses en littérature sont celles qui font rêver au-delà de ce qu’elles disent. » Edmond de Goncourt

J’ai lu un jour, je ne sais plus où, que « ceux qui rêvent le jour auront toujours un avantage sur ceux qui ne rêvent que la nuit ». J’en ai fait un principe, un état d’esprit, j’espère m’y tenir et surtout le transmettre autour de moi.

Pourquoi ai-je eu envie d’écrire et surtout de rendre publiques mes notes ? Difficile de répondre à une question pareille, qui paraît anodine mais ne l’est pas… J’ai cependant fait le pari d’être ici honnête, envers moi-même d’abord, envers vous ensuite, qui me lisez, peut-être.

C’est tout simple, et surtout pas très original… Des pensées depuis longtemps présentes en moi, qui tournent en rond, s’effacent parfois mais ne disparaissent jamais complètement, refont surface au moindre prétexte. Quand j’en ressens un trop plein insupportable, quand tout devient flou, sans contours, épais et que je ne m’en sors plus, quand j’ai l’impression d’étouffer, de me noyer dans cet excès de questions et de non-dits, j’écris, souvent en marchant.

Poser les mots les uns à la suite des autres ne résout rien en réalité mais aide tout de même à y voir un peu plus clair en m’obligeant à formuler, à sortir de moi, à aller au bout de mes raisonnements, même absurdes. À chercher au fond de moi les souvenirs enfouis, à les mettre en écho avec le présent, à tenter de comprendre pourquoi ils ont ressurgi à ce moment-là et surtout pour quelle raison cela fait encore aussi mal.

Je suis donc passée du journal intime au « déversoir », voilà comment j’ai fini par appeler ces notes, personnelles et intimes, souvent assez haineuses, désespérées en tout cas, ces listes sans cesse recommencées de questions sans réponse. Et après avoir noirci les pages de différents cahiers et carnets, au fil de plus de dix années de questionnements et de tâtonnements, j’ai ressenti le besoin de les regrouper, d’en former un recueil qui reflète le parcours accidenté d’une jeune fille plus dérangée que rangée, en proie aux Fleurs du Mal plus souvent qu’à la tranquille contemplation de printemps paisibles.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s