« Prends ces mots dans tes mains et sens leurs pieds agiles Et sens leur cœur qui bat comme celui du chien. » Raymond Queneau

15 novembre 2003 17 heures

Je viens de comprendre – non pas que j’aie eu une illumination ! –  pourquoi je parle autant et monopolise la conversation quand je me trouve au sein d’un groupe : je marche souvent seule et pendant que j’erre dans Paris avec ou sans but, avec ou sans musique pour rythmer mes pas et mes rêveries, je me parle en moi-même presque sans arrêt. J’ai pris l’habitude d’écrire ce que je pense sur des carnets, le flot de mes pensées est conscient et ininterrompu… il est même plutôt grave et assez égocentrique.

C’est pourquoi quand je retrouve de la compagnie, je combats la solitude et le silence que j’ai trop douloureusement ressentis en comblant tous les vides par un débit incessant d’anecdotes et de remarques, plutôt futiles mais tout de même drôles, me faisant par ce biais passer pour le clown de service et la pipelette par excellence… on s’étonne quand je m’avoue timide ! Et moi je m’étonne de cette réaction incrédule. On ne comprendra donc jamais que ceux qui parlent le plus sont les moins à l’aise en société et dans leur peau ?

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