« Concerto pour la main morte », Olivier Bleys, Albin Michel, août 2013

Concerto pour la main morte, Olivier Bleys

Découvrez vite le nouveau roman d’Olivier Bleys : un joyeux voyage qui mêle un pianiste raté, une forêt enchantée, des séances d’hypnose, une sorcière de village, des relents d’Union soviétique et un ex-cosmonaute devenu ermite. Un ouvrage léger que l’on se plaît à lire en ce mois de sept[nov]embre.

Un roman initiatique aux allures de conte philosophique

Dans ce texte à la frontière du récit et de la fable, Olivier Bleys nous plonge au cœur de la forêt sibérienne, sur les bords du Iénissei : à Mourava, hameau perdu, tout est misérable, crasseux, écrasé par la nature implacable. Dans cet univers maussade où les villageois préfèrent se morfondre sur leur triste sort en s’enivrant de vodka artisanale, un seul homme reste sobre. Vladimir Golovkine, homme des bois de 65 ans, n’a qu’un rêve : prendre le bateau pour rejoindre la grande ville en amont du fleuve. Alors qu’il tente de monter sur le dernier bateau avant l’hiver, il voit débarquer un Français qui traîne un piano derrière lui.

Concerto pour la main morteColin Cherbaux est un concertiste raté dont la main droite refuse d’obéir dès qu’il se met à jouer un concerto de Rachmaninov réputé pour sa difficulté. Une amitié se noue entre les deux hommes. Le visiteur raconte son histoire à Vladimir, qui va tout faire pour aider « Kolincherbo ».

Avec ce Concerto pour la main morte, Olivier Bleys compose un roman poétique et profondément humain. Une histoire de rencontres, d’amitiés, où l’incongru et l’absurde côtoient l’étrange, l’insaisissable, le mystère.

Un livre envoûtant, plein de joie et d’amitié

Histoire de vodka et de magie, de musique, de blessures, d’amitié et d’entraide, ce livre aussi sérieux que drôle nous invite à cultiver la joie plutôt que la tristesse. Bleys nous présente des personnages attachants, blessés, solitaires mais surtout pleins d’espoir, dans cet hommage à l’amitié simple et profonde, à la guérison et à la renaissance.

Grâce à un style à la fois réaliste et empreint de magie, une écriture rythmée, un humour débridé qui surgit au détour d’une phrase, le romancier nous entraîne dans un univers poétique où le tragique rencontre l’absurde.

Même si Bleys peint la rudesse, la pauvreté, l’isolement, il cultive avant tout la joie, célèbre les bonheurs simples et nous offre une incontestable leçon de vie. Une fois ce roman léger refermé, on se sent comme apaisé, se réveillant d’un joli rêve.

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