Pourquoi je ne voulais pas lire Virginie Despentes et pourquoi aujourd’hui j’offre la trilogie « Vernon Subutex » à mes proches

J’ai décidé de créer une nouvelle catégorie dans ce blog : « Ces livres que j’ai failli ne pas lire ». Et me voici pour le baptême aux prises avec Virginie Despentes.

Pour être honnête, tout vient d’un a priori idiot sur cet auteur, que je pensais trop proche du style et du ton et des thèmes de Houellebecq, donc déprimant. Le temps que je consacre à un ouvrage et pas à un ou deux ou trente autres, il faut que j’en sorte grandie, heureuse, satisfaite, des étoiles plein les yeux et triste de refermer cette parenthèse, de quitter ces personnages devenus amis que je retrouvais chaque fois avec plaisir et sur lesquels je referme la dernière page avec une nostalgie aigre-douce.

J’ai donc failli ne pas lire cette trilogie qui m’a finalement, pendant et après la « lecture-dévoration » des trois tomes, entre juillet et septembre derniers, émue, chamboulée, fait réfléchir, rire, serrer le cœur, espérer, enrager…

Pourquoi lire un auteur ou un ouvrage malgré des réserves et a priori : je l’ai fait ! Pourquoi pas vous ?

– pour les fans de la première heure de la romancière et cinéaste : qu’en avez-vous pensé ? Quels autres romans ou essais recommandez-vous ?

– pour les sceptiques, dubitatifs, qui tâtonnent : allez-vous vous laisser tenter ?

Un billet est à venir sur les trois tomes, je dois encore laisser un peu décanter. En attendant, voici un extrait et une critique du tome 1 :

Extraits

Incipit du tome 1 :

Voici Vernon Subutex, le héros, au début de son nouveau roman :

« Il restait chez lui. Il bénissait son époque. Il descendait de la musique, des séries, des films. Il avait petit à petit cessé d’écouter la radio. Depuis ses vingt ans, son premier réflexe du matin avait toujours été de l’allumer. Mais à présent, ça l’angoissait sans l’intéresser. Il avait perdu l’habitude d’écouter les infos. Pour la télé, ça s’était fait tout seul. Il avait trop à faire sur Internet. Il jetait encore un œil aux gros titres, sur Internet. Mais il était surtout sur des sites porno. Il ne voulait plus entendre parler de la crise, de l’islam, du dérèglement climatique, du gaz de schiste, des orangs-outangs malmenés ou des Roms qu’on ne veut plus laisser monter dans les bus. »

Sens critique (janvier 2015)

« Qui est Vernon Subutex ? Une légende urbaine. Un ange déchu. Un disparu qui ne cesse de ressurgir. Le détenteur d’un secret. Le dernier témoin d’un monde disparu. L’ultime visage de notre comédie inhumaine. Notre fantôme à tous. »

 

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2 réflexions sur “Pourquoi je ne voulais pas lire Virginie Despentes et pourquoi aujourd’hui j’offre la trilogie « Vernon Subutex » à mes proches

  1. Très bonne idée cette catégorie des livres que j’ai failli ne pas lire.
    J’ai le même sentiment sur Vernon Subutex.
    À voir si je me laisse tenter.

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