À toi

 

Premier contact

Tentative de réponse à une question que tu n’as pas posée

Tes mots m’ont fait chavirer

Ton humour et le mien se sont acoquinés

Ta présence m’a confortée

Ta voix m’a charmée

Ton sourire m’a illuminée

Tes yeux m’ont ravivée

[et ton regard m’a bercée, cherchée, jaugée, estimée]

Tes paroles m’ont menée au bord de l’extase

Ton écho m’a apaisée

 

Et ta présence ?

Comment allait-on passer de ce virtuel si tellurique

À une réalité prosaïque et trop humaine ?

 

En retard, déboussolée, complètement désorientée.

Je t’ai vu arriver.

Ne pas me voir.

Faire semblant peut-être comme moi.

Pour retarder.

Me laisser reprendre ma respiration.

Calmer les battements affolés de mon cœur enfermé dans ma poitrine brûlante.

Car tu étais beau.

En vrai.

Touchant.

Attirant.

Aimantant.

Je suis restée assise.

Feignant de regarder mon téléphone,

De ranger mes écouteurs.

Pendant ce temps pourtant nous étions connectés, par téléphone.

Si proches et si loin.

À deux mètres de moi.

À des années-lumière.

 

Mais tu étais beau, touchant, attirant.

Et puisqu’il fallait bien.

Se rencontrer. Se résigner.

Retomber sur cette terre trop dure et trop froide.

 

J’ai donc accepté.

De revenir sur Terre.

De retomber.

Mais dans tes bras.

Mais je vais trop vite.

Tes bras autour de moi, c’est plus tard.

Ça a mis du temps.

Mais pas tant que ça.

 

Car tes lèvres sur les miennes.

Comme si elles connaissaient le chemin.

Déjà parcouru par les mots depuis des jours et des nuits.

Des nuits surtout.

Et quelles nuits…

 

Blanches mais brûlantes

Exténuantes mais revigorantes.

À m’épuiser j’y puisais une force nouvelle

Comme Achille tombant au combat

Reprend puissance au contact de sa mère la Terre.

 

Ma force je la puise en toi.

Dans tes mots, depuis le début

Dans ta voix, très vite

Dans tes yeux, ton sourire, dès qu’ils sont apparus sur l’écran bleuté.

 

Tes lèvres donc.

Et les miennes.

 

C’est moi qui ai donné le signal.

En remarquant

L’air de rien mais l’envie de tout,

L’envie de toi en tout cas,

(et par-dessus tout à ce moment-là)

Qu’en fait on ne s’était même pas fait la bise.

 

Envie que tu te rapproches

Que tu m’approches, me touches,

Que tu arrives enfin là où tu es venu.

Contre moi, sur moi, en moi.

 

Une bise, une autre, et, enfin, le contact.

 

Doux

Chaud

Touchée jusqu’au plus profond de mon être

Chavirée

À nouveau.

Retour au premier contact.

Des mots au baiser.

 

Tu m’as touchée.

À moi de te rendre la pareille.

Du moins essayer.

Tu ne pourras pas dire

Que je n’ai pas essayé

Que je ne me suis pas efforcée

De t’atteindre par ce qui te remue.

 

Car toi tu me remues.

Remuons-nous en cadence

Ne nous arrêtons plus

Viens chalouper contre moi.

 

Tu es si loin

Qu’il ne nous  reste que les mots

Ce sont eux qui s’entrechoquent.

À quand ta bouche à nouveau ?

 

Reviens

Me

Chavirer.

 

Écrit à ta demande. Même si ce n’est pas la suite de ton texte.

Lui il a été écrit pour ton ex.

Donc comment veux-tu et même comment demandes-tu que j’y réponde ?

 

 

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