« Couleurs de l’incendie », Pierre Lemaitre, Albin Michel, 2018 

Voici pour commencer le résumé de l’éditeur :

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement. Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.
« Couleurs de l’incendie » est le deuxième volet de la trilogie inaugurée avec « Au revoir là-haut », prix Goncourt 2013, où l’on retrouve l’extraordinaire talent de Pierre Lemaitre.

J’avais beaucoup aimé le premier volet mais je dois avouer que je n’ai pas vraiment accroché avec le deuxième. Si certaines des intrigues m’ont plu, l’ensemble m’a finalement ennuyée. Trop de considérations politiques et économiques, au détriment de certains personnages plus « humains » selon moi. Je l’ai fini, je suis allée au bout, parce que certains personnages sont quand même touchants, notamment Paul, le fils de Madeleine, et Madeleine elle-même, le personnage central du roman. Je pense que je lirai la suite, car Lemaitre sait dresser un portrait qui semble juste à la fois d’une époque et des hommes qui la symbolisent.

Je n’aime pas dresser de critique complètement négative, mais je ne peux qu’être honnête, je n’ai pas été emballée, ce qui bien sûr n’engage que moi ! Plusieurs personnes autour de moi ont aimé le roman et me l’ont conseillé, donc je ne peux que laisser à chacun la liberté de se faire sa propre opinion.

Une critique très enthousiaste trouvée sur Babelio :

Kirzy   07 janvier 2018

« Mais quel pied !!!! Veuillez excuser la trivialité de l’expression mais il est tellement rare de se régaler autant en lisant. Comment offrir tant de plaisir au lecteur ? La recette de la générosité selon Lemaitre :

1- un art de la narration qui respire le brio !

Aucun temps mort, le récit est mené tambour battant à la Dumas. Et ce dès le premier chapitre qui s’ouvre sur une tragédie, d’emblée, et à partir de là ça rebondit, ça virevolte à tout va, sur un rythme haletant. […] le lecteur s’enivre de ces rebondissements à foison et en redemande.

2- des personnages formidablement campés

On les voit, on les sent, on les aime, on les déteste, Lemaitre soigne tous ses personnages, même les secondaires […] Et quels personnages féminins !!!! Madeleine, bien sûr, personnage effacé d’Au revoir là-haut, qui est au cœur de ce livre : un magnifique personnage qui a tout perdu puis retrouve sa dignité, sa liberté, s’émancipe jusqu’à la réalisation ultime d’un vengeance planifiée à la machiavel. Mais aussi la traîtresse Léonce et son irrésistible derrière, Vladi la nurse polonaise à la sexualité débridée et la loyauté infaillible.

3- des dialogues truculents

On se marre tout le temps, j’ai même laissé échapper des rires à voix haute tellement la plume est alerte, grinçante, ironique, cynique lorsque Lemaitre décrit ses personnages ou les travers de cette époque. Un festin pour les amoureux de la belle écriture.

4- un arrière-plan historique passionnant

Cette fresque romanesque est aussi la chronique de l’entre-deux-guerres, la crise des années 30, l’affirmation du capitalisme, la montée du fascisme, la vague nazie qui s’apprête à submerger l’Europe (le titre vient de là ), toute la complexité de ce temps est formidablement rendue.

La suite, la suite, la suite !!!!! »

Un bon exemple d’un lecteur dont l’avis est à l’opposé du mien…

 

 

 

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