Mes piles à lire ou PAL (pour les intimes ou autres bouquinovores)

pal

Des PAL jonchent mon bureau qui n’en est plus un mais une succursale de ma bibliothèque (elle-même croulant sous les PAL, PileARelire, PileAChroniquer)… En cours de lecture, à lire ou relire, à regarder pour chronique, à prêter, à rendre, à retrouver…

Les livres sont ma vie, mes meilleurs amis, mes amours, mes emmerdes aussi. Je vis avec eux, ils vivent avec moi, m’empêchent de dormir, de sortir, de communiquer avec des êtres humains de chair et d’os et de sang et non pas de mots et d’encre. Enfin, ils ne m’empêchent pas, au contraire, et c’est bien moi qui fais le choix de leur consacrer mon temps.

Ils me coûtent cher aussi…

C’est peut-être l’automne des feuilles mortes qui se ramassent à la pelle mais chez moi il semblerait que ce soit le printemps, car des bourgeons d’idées essaiment sans arrêt. Rangements de printemps en septembre octobre novembre (et décembre je présume que ce n’est pas fini).

Voici donc 3/4 nouvelles catégories pour ce modeste blog :

1) Mes PAL, principalement en photos, parce qu’une pile à lire, relire, écrire, chroniquer, rendre ou prêter, celui se regarde plus que cela se lit, et c’est bien tout le principe plus ou moins efficace de la chose… Donc des multitudes de photos de livres en lecture, lus, à relire, à lire, à rendre, à prêter, à ne pas finir, à finir, à savourer… piles et post-its, évolutions, Pile du dimanche (PDD), Pile du lundi (PDL), de la semaine, du mois, de l’année, etc.

J’accumule aussi des listes livres lus / à lire / à relire / à chroniquer ou tentative vaine d’organisation d’une bibliothèque en ébullition en fusion en éruption, avec un vrai côté magma mouvant.

2) Ces livres que je n’ai pas finis PilePasFinis PileANePasFinir (ANPF)

Cela m’arrive très très rarement, mais en fait moins que rarement avec des livres primés, (notamment Goncourt et Renaudot). « Une chanson douce », de Leïla Slimani par exemple récemment, j’ai été choquée par les premiers chapitres et j’ai fini par abandonner la lutte, sur le conseil d’une charmante libraire.

3) Ces auteurs et livres que j’ai lus, relus et que je compte relire : ces auteurs que je relis AJR PAR PileARelire

Ces auteurs que j’ai découverts et dont j’ai dévoré et collectionné les ouvrages, découvrant par la même occasion que nous avons tous des obsessions, leitmotiv, souvenirs marquants, lieux et même mots de prédilection (Auster, Cohen, Vian, Sagan, Nabokov, Queneau, Murakami, Pennac, Prévert, Hugo, Verlaine, Rimbaud, Irving, entre autres j’en oublie des centaines).

4) Ces livres que j’ai envie de lire, la Pile à paraître PAP

Par exemple le dernier ouvrage signé J.K. Rowling dont j’ai beaucoup apprécié les extraits dans un article de presse (dont voici une partie remaniée) :

« L’imagination n’est pas seulement la faculté de création, mais le pouvoir d’empathie avec ‶les damnés de la terre″. Seules l’humilité et l’imagination de la souffrance de l’autre donnent accès à l’empathie, sans laquelle il n’est pas de vie bonne : ‶l’agoraphobie″ mentale est une forme de complicité avec le Mal. »

« Voilà le contenu, résumé par son éditeur Grasset, du prochain livre de J.K. Rowling (à paraître le 15 novembre), Very Good Lives, sorte de leçon de vie prononcée lors de la remise en 2008 des diplômes de Harvard, où elle avait été invitée à concevoir le fameux discours ponctuant ce rite de passage. Exercice dans lequel elle succédait à quelques écrivains prestigieux, notamment David Foster Wallace dont le discours mémorable fit lui aussi l’objet d’un livre (This is water).

Rowling, comme Wallace, est une espèce de surdouée de l’empathie. Moins géniale que lui, mais aussi sensible semble-t-il. Celle qui dans son discours souligne aussi les bienfaits insoupçonnés de l’échec, a vécu de longues années d’insuccès et de galère, « aussi pauvre qu’il est possible de l’être dans l’Angleterre contemporaine sans être Sdf » – divorcée, jeune mère célibataire, sans métier et sans argent. Bref, après celui de Wallace, on lira avec intérêt en novembre le livre-discours de Miss Rowling, qui n’a pas signé que des Harry Potter, et qui au-delà de ce que sa richesse actuelle peut inspirer de jugements de surface, semble faire preuve d’une belle profondeur. »

 

 

 

 

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